Léa Mathis, auteure

#Poésie

  • Sur mes traces

    Aujourd’hui, je me regarde dans la glace… 
    Un retour en arrière est projeté, dans cette glace qui me renvoie mon image d’antan.
     
    Sourire aux lèvres… 
    J’avais le regard perçant, d’une nouvelle journée pleine de promesses.

    Jadis, j’étais cette femme qui faisait rêver les autres
    Aucune journée n’était vaine de promesse.

    Les années passées, on remplit mon cœur de larmes…
    Trop peu d’étreinte pour me consoler.
    Je me suis laissé piétiner… 
    Comme on marche dans les rues de Rocamadour.

    Mes fautes…
    D’avoir cru en toi et d’avoir continué.

    Une larme sur ma joue…
    De trop de déception.
     
    Maintenant, je me regarde…
    J’ai cette peau qui m’indique que j’ai vieilli.

    Je fais un effort…
    Je m’expose un sourire pour retrouver celle qui était.

    Un sentiment m’envahit…
    Je retrouve la force de cette âme, qui je croyais perdu.

    Me revoilà…
    Efforts soutenus, me permet de prendre la route de la guérison.

    Si, toi aussi…
    Tu as descendu les marches des sentiments
    Trouve ce reflet d’antan…
    Qui verra qui tu étais.

    Ajuste l’image…
    Pour sourire à nouveau !

    Léa Mathis, 25 octobre 2017

  • Ouvre la porte

    Ouvre la porte de tes yeux pour voir la beauté de la nature.
    Ouvre la porte de ton nez pour inspirer la nature.
    Ouvre la porte du toucher pour prendre contact avec la nature.
    Ouvre la porte de tes oreilles pour entendre les bruits de la nature.

    Surtout, ouvre la porte de ton cœur, pour en ressentir ce qui est sublime.
    Ce qui est sublime nous promène le long des rêves,
    Tel un voilier qui contemple le bord de la mer…
    Avec ses vagues nous poussent doucement…
    Au-delà de nos rêves.

    Surtout, ouvre la porte de ton cœur, pour en voir la générosité de la terre.
    Une générosité qui nous promène le long de l’abondance…
    Tel un champ rempli de blé,
    Ou une forêt remplie d’arbres majestueux…
    Le vent sur notre visage nous pousse doucement…
    Vers l’avenir.

    Surtout, ouvre la porte de ton cœur, pour entendre la musique…
    Sorti de nulle part, au rythme d’une chanson…
    Tel un violon faisant glisser son archet sur ses cordes.
    Le son de la sérénité nous pousse devant…
    Le chant de la vie.
     
    Surtout, ouvre la porte de ton cœur, pour laisser entrer l’intuition.
    Ton intuition te guidera à travers la nature,
    Tel un radar naturel…
    Voyageant au pas de l’unisson,
    Vers les terres promises.

                                                          Léa Mathis, avril 2016

  • Mon Pays

    Je suis née, 
    Dans une petite chaumière,
    À moitié barricadée,
    Près d’une rivière.

    Cette petite chaumière,
    Il y a longtemps que je l’habite, 
    Près d’une rivière,
    Quelque part sur notre orbite.

    Cette petite chaumière, 
    Je ne peux la quitter, 
    Près d’une rivière,
    C’est une chaumière de demain et d’hier.

    Cette petite chaumière, 
    Près d’une rivière,
    Je vais y rester toute ma vie,
    Car mon pays c’est ici.

    Léa Mathis 1983